Réalisée par le LAM de Lille, l'exposition États-limites explore le thème de la catastrophe pris dans son sens étymologique - le renversement brutal ou irréversible d'une situation -, observé sous l'angle des transformations de la matière.
Le travail de Christine Deknuydt y occupe une place centrale : ses œuvres et dessins, conçus comme des manipulations de chimie appliquée, dialoguent avec les collections scientifiques et techniques de l'Université de Lille et deux installations de Dennis Oppenheim et Fabrizio Plessi.
La scénographie est pensée comme une mise en espace sensible et responsable des tensions et mutations à l’œuvre dans le travail de Christine Deknuydt : catastrophes, seuils, passages d’un état à l’autre. À l’image de ces transformations, l’exposition devient elle-même un objet vivant, fait de récupérations, d’équilibres précaires et de constructions assumées.
La scénographie devient une composante à part entière du propos artistique de l’exposition, en mettant en jeu les notions de récupération, de points de vue, de matière comme élément de mémoire et d’écologie active de l’espace.
Elle s’inscrit dans un dialogue étroit avec les œuvres, les enjeux contemporains et l’expérience sensible du visiteur.
























